Pompes de Relevage IDF

Comprendre, publié le

Comment fonctionne une pompe de relevage : le cycle, pièce par pièce

Le cycle complet d’une pompe de relevage, de l’arrivée de l’eau dans la cuve jusqu’à l’arrêt du moteur, et ce que fait chaque pièce.

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Une pompe de relevage attend. L’eau arrive dans une cuve placée plus bas que l’égout, le niveau monte, un flotteur bascule et met le moteur en route. La pompe pousse alors l’eau dans un tuyau de refoulement jusqu’à un point d’où elle peut repartir toute seule, par gravité. Quand la cuve est vide, le flotteur retombe, le moteur s’arrête et un clapet empêche l’eau de redescendre. Le cycle recommence au remplissage suivant.

Le cycle, étape par étape

Six temps, toujours dans le même ordre.

  1. Remplissage. Les eaux de la douche, du lave-linge, du WC ou du drain coulent par gravité dans la cuve. La pompe est à l’arrêt.
  2. Montée du flotteur. Le flotteur suit le niveau. Arrivé à la hauteur de démarrage, il ferme un contact électrique.
  3. Démarrage. Le moteur est alimenté. Sur une pompe monophasée, un condensateur lui donne l’impulsion de départ.
  4. Refoulement. La roue tourne, aspire l’eau par le bas de la pompe et la chasse dans le tuyau de refoulement. Le niveau baisse, en quelques secondes ou en une ou deux minutes selon le volume.
  5. Arrêt. Le flotteur redescend jusqu’au niveau bas et ouvre le contact. Il reste toujours un fond d’eau dans la cuve : la pompe ne doit pas tourner à sec.
  6. Fermeture du clapet. L’eau restée dans la colonne de refoulement voudrait retomber. Le clapet anti-retour se ferme et la retient.

Une pompe en bon état fait ça plusieurs fois par jour dans une maison, bien plus dans un immeuble ou une cuisine professionnelle.

Les pièces et ce que fait chacune

La cuve ou le puisard

C’est le réservoir tampon. Il laisse à l’eau le temps de s’accumuler pour que la pompe travaille par cycles francs plutôt que de démarrer à chaque verre d’eau. En eaux usées, la cuve est fermée par un tampon étanche et reliée à une ventilation.

Le flotteur

C’est lui qui commande. Trois familles existent : la poire qui bascule au bout de son câble, le flotteur à tige et le flotteur vertical, qui coulisse le long de la pompe et convient aux cuves étroites. Quand il se coince, la pompe ne part plus ou ne s’arrête plus. Les signes sont détaillés dans notre article sur les problèmes de flotteur de pompe de relevage.

Le moteur et la roue

Le moteur est étanche et immergé : l’eau qui l’entoure le refroidit. La roue fait le travail hydraulique. Une roue vortex laisse un large passage aux matières, une roue dilacératrice les broie avant de les refouler. Le choix dépend de ce que reçoit la cuve, sujet traité dans l’article eaux claires, eaux usées ou eaux chargées : quelle pompe.

Le refoulement, le clapet et la vanne

Le tuyau de refoulement part de la pompe, monte, puis rejoint la canalisation d’évacuation. Juste après la pompe, le clapet anti-retour. Au-dessus, une vanne d’isolement, qui permet de démonter la pompe sans recevoir le contenu du tuyau. Un clapet fatigué se reconnaît à des redémarrages rapprochés : voyez l’article sur le clapet anti-retour de pompe de relevage.

L’alarme et l’armoire de commande

L’alarme de niveau haut est un second flotteur, placé plus haut que celui de démarrage. S’il est atteint, c’est que la pompe ne suit plus. Sur les postes à deux pompes, une armoire de commande les fait tourner à tour de rôle et lance la seconde en renfort.

Pompe de relevage dans sa cuve vue de dessus, flotteur, tuyau de refoulement et clapet visibles
Vue de dessus d’une cuve propre : la pompe au fond, le flotteur à côté, le refoulement qui remonte.

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Pompe ou station de relevage : la différence

On emploie les deux mots l’un pour l’autre. Ils ne désignent pas la même chose.

La pompe, c’est la machine. Posée seule au fond d’un puisard maçonné, avec son flotteur, elle suffit pour des eaux claires de cave ou de drainage.

La station, c’est l’ensemble livré complet : une cuve fermée, une ou deux pompes, les flotteurs, le clapet, les piquages d’arrivée, la ventilation, souvent l’alarme. Elle est conçue pour les eaux usées et se pose hors sol ou enterrée. Les stations relèvent de la norme NF EN 12050. Pour un immeuble, un commerce ou un sous-sol complet, c’est le format qu’on retient : voir notre page station de relevage.

Hauteur et débit : la HMT sans formule

Deux chiffres décrivent une pompe : la hauteur à laquelle elle peut pousser l’eau et le débit qu’elle fournit. Ils sont liés. Plus la pompe doit monter haut, moins elle débite.

La HMT, hauteur manométrique totale, additionne deux choses. D’abord la hauteur réelle, mesurée du niveau bas de la cuve jusqu’au point le plus haut du refoulement. Ensuite les pertes de charge : les frottements de l’eau dans le tuyau, qui augmentent avec la longueur, le nombre de coudes et un diamètre trop petit. Trois mètres de dénivelé au bout de vingt mètres de tuyau coudé demandent donc plus que trois mètres à la verticale.

Chaque pompe a une courbe, fournie par le fabricant. On y lit le débit obtenu pour une HMT donnée. Tout en haut de la courbe, le débit est nul : la pompe tourne, l’eau monte dans le tuyau, mais rien ne sort.

C’est l’erreur classique des pompes achetées sur la seule mention « 8 mètres » de l’emballage. À cette hauteur, il ne reste rien. Une pompe se choisit pour qu’à la HMT de l’installation, elle débite nettement plus que ce qui arrive dans la cuve. C’est le calcul qu’on fait avant toute installation de pompe de relevage, où la main-d’œuvre démarre à 250 € TTC, hors fourniture.

Ce qui se passe quand le courant est coupé

Rien ne démarre. Et l’eau, elle, continue d’arriver.

La cuve offre une réserve entre le niveau normal et le débordement. Cette réserve n’est pas grande. Tant que le courant est coupé, chaque douche et chaque chasse d’eau la consomment. Une alarme branchée sur le même circuit se tait elle aussi : ne comptez pas sur elle pendant la coupure.

Les bons réflexes :

  • arrêtez le lave-linge et le lave-vaisselle, reportez les douches des pièces reliées à la cuve ;
  • vérifiez au tableau que la coupure est générale. Si seul le disjoncteur de la pompe est tombé, réarmez-le une fois, pas davantage ;
  • au retour du courant, écoutez. La pompe doit repartir seule si le niveau est haut, puis s’arrêter.

N’ouvrez pas la cuve pour écoper. Une cuve d’eaux usées dégage des gaz, on ne se penche pas au-dessus et on n’y descend jamais.

Si le courant est revenu et que la pompe reste muette, la panne est ailleurs : flotteur, condensateur ou moteur. On arrive en 30 minutes partout en Île-de-France, de jour comme de nuit, et le dépannage de pompe de relevage démarre à 99 € TTC, déplacement inclus. Notez avant d’appeler ce que vous entendez, silence ou ronflement : cela nous dit déjà de quel côté chercher.

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Questions fréquentes

Une pompe de relevage tourne-t-elle en permanence ?

Non. Elle ne démarre que lorsque l’eau atteint le niveau de démarrage du flotteur, tourne le temps de vider la cuve, puis s’arrête. Une pompe qui tourne sans arrêt a un flotteur coincé en position haute ou un clapet qui ne ferme plus.

Que se passe-t-il en cas de coupure de courant ?

La pompe ne démarre plus et la cuve se remplit. Tant que le courant n’est pas revenu, limitez l’eau envoyée vers la cuve : douches, chasses d’eau, lave-linge. Au retour du courant, la pompe repart seule si le niveau est haut.

Quelle différence entre une pompe et une station de relevage ?

La pompe est la machine seule. La station est un ensemble complet : cuve fermée, une ou deux pompes, flotteurs, clapet, ventilation et souvent une alarme. Les stations relèvent de la norme NF EN 12050.

C’est quoi la HMT d’une pompe de relevage ?

La hauteur manométrique totale. C’est la hauteur à remonter, augmentée des frottements dans le tuyau de refoulement. Plus elle est grande, plus le débit de la pompe diminue.

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