Pour nettoyer une pompe de relevage, on coupe le courant, on vide la cuve, on sort la pompe et on la lave à l’eau claire : flotteur, crépine, roue. On rince ensuite les parois et le fond, on contrôle le clapet anti-retour, on remet en eau et on fait tourner plusieurs cycles. Sur une petite cuve de maison, accessible et pas trop chargée, c’est faisable soi-même en une demi-journée. Dès qu’il y a une croûte de graisse épaisse, une cuve profonde ou des boues compactes, il faut un curage au camion.
Avant d’ouvrir : sécurité et matériel
Trois règles, sans exception.
Le courant d’abord. La pompe se coupe au disjoncteur, puis on débranche la prise si elle en a une. Un flotteur qui remonte pendant que vous avez les mains sur la roue, et la pompe démarre.
Les gaz ensuite. Une cuve d’eaux usées dégage de l’hydrogène sulfuré et du méthane. On ouvre le tampon, on aère le local dix minutes, on ne se penche pas la tête dans la cuve et on n’y descend jamais, même si elle paraît vide.
Enfin la protection : gants longs étanches, lunettes, vêtements qui ne craignent rien. Lavez-vous les mains et les avant-bras à la fin, même avec des gants.
Côté matériel, il faut peu de choses : un tuyau d’arrosage avec un pistolet, une brosse à poils durs, une spatule en plastique, un seau, un aspirateur à eau si vous en avez un, des sacs solides et de quoi dévisser le raccord de refoulement.
Vider la cuve et sortir la pompe
Commencez par ne plus envoyer d’eau : pas de lave-linge, pas de douche, pas de chasse pendant l’opération. Prévenez les autres occupants.
Tant que le courant est encore là, faites baisser le niveau au maximum. On soulève le flotteur avec un manche ou par son câble, sans mettre la main dans l’eau, et on laisse la pompe vider jusqu’à ce qu’elle aspire de l’air. Arrêtez tout de suite : une pompe ne doit pas tourner à sec.
Maintenant, coupez le courant.
Fermez la vanne d’isolement sur le refoulement, s’il y en a une. Sans elle, l’eau restée dans le tuyau retombe dans la cuve au moment où vous dévissez. Défaites le raccord, puis sortez la pompe par sa poignée ou sa chaîne. Jamais par le câble électrique : c’est le presse-étoupe qui prend l’effort, et c’est par là que l’eau entre ensuite dans le moteur.
Posez la pompe dans un bac ou sur une bâche, dehors si possible. Le fond de cuve qui reste se vide au seau ou à l’aspirateur à eau.
Pompe de relevage en panne ? Un technicien arrive en 30 minutes, partout en Île-de-France.
01 80 91 60 27Nettoyer la pompe : flotteur, crépine, roue
Le flotteur
C’est la pièce qui cause le plus de pannes, et la plus simple à nettoyer. Une poire couverte de graisse s’alourdit, bascule mal et finit par ne plus déclencher. Brossez-la à l’eau tiède, câble compris. Vérifiez que le câble n’est ni craquelé ni pincé, et que la poire ne contient pas d’eau quand on la secoue. Si le vôtre reste capricieux après nettoyage, regardez les pannes de flotteur de pompe de relevage : le réglage de la longueur de câble compte autant que la propreté.
La crépine
Sous la pompe, la grille ou la plaque d’aspiration retient ce qui ne doit pas atteindre la roue. Retirez à la main, avec les gants, tout ce qui s’y est accroché : fibres, cheveux, lingettes. Puis rincez au jet.
La roue
La plaque d’aspiration tient en général par quelques vis. Une fois ôtée, la roue est visible. Enlevez ce qui s’est enroulé autour de l’axe, grattez les dépôts à la spatule plastique, rincez. Faites ensuite tourner la roue à la main : elle doit tourner librement, sans point dur ni frottement.
Deux précautions. Sur une pompe à roue dilacératrice, le couteau coupe, même à l’arrêt. Et on s’arrête à la partie hydraulique : le moteur est scellé, on ne l’ouvre pas.
Profitez-en pour regarder le corps de pompe. Une trace d’huile, une fissure, un câble abîmé à l’entrée du moteur sont des signes à ne pas laisser passer.

Les parois, le fond et le clapet
La cuve se nettoie de haut en bas. On décolle au jet et à la brosse l’anneau gras qui marque le niveau de démarrage, puis on descend. Le fond retient le sable et les boues : on les ramasse à la pelle à main ou à l’aspirateur à eau, on ne les pousse pas vers le refoulement. Tout part dans un sac fermé.
Si vous utilisez un produit, restez sur du doux. Le détail est dans notre article sur le produit de nettoyage pour pompe de relevage : la soude et les déboucheurs acides abîment les joints et le flotteur.
Reste le clapet anti-retour, sur le refoulement. Beaucoup de modèles à boule ont un bouchon de visite qui se dévisse. On sort la boule, on la rince, on nettoie le siège. Un clapet à battant se contrôle en le démontant de la conduite. Une boule déformée ou un battant qui ne plaque plus se remplace : c’est une pièce d’usure.
Pensez aussi à la ventilation de la cuve. Si l’évent est obstrué, la cuve se met en dépression ou en pression et les odeurs remontent par les siphons.
Remise en eau et essai
Redescendez la pompe à sa place, bien d’aplomb, flotteur libre de ses mouvements sur toute sa course. Revissez le raccord, rouvrez la vanne et laissez le tampon ouvert pour l’instant. Remettez le courant.
Remplissez la cuve au tuyau d’arrosage et observez :
- le niveau auquel la pompe démarre ;
- le temps qu’elle met à vider ;
- le niveau auquel elle s’arrête, sans aspirer d’air ;
- le silence après l’arrêt. Si l’eau redescend dans la cuve, le clapet ne ferme pas.
Faites trois cycles complets, pas un seul. Si la cuve a une alarme de niveau haut, soulevez son flotteur pour vérifier qu’elle sonne. Puis refermez le tampon en contrôlant son joint.
Ce qui demande un curage au camion
Le nettoyage maison a ses limites, et elles sont nettes.
- Une croûte de graisse épaisse, dure, qui couvre toute la surface. À la spatule, vous en sortez des seaux pendant des heures, et le refoulement reste gras à l’intérieur.
- Une cuve profonde ou enterrée, où il faudrait descendre pour atteindre le fond. On n’y descend pas.
- Des boues compactes qui ont réduit le volume utile.
- Un refoulement encrassé : la pompe est propre mais le temps de vidange reste long. Là, il faut la haute pression dans la conduite.
- Un poste d’immeuble ou de restaurant, à deux pompes, avec armoire de commande.
Dans ces cas, on vient avec le camion hydrocureur : il aspire la totalité du contenu, lave les parois à haute pression et emporte les déchets. Le débouchage de pompe de relevage démarre à 99 € TTC ; le prix monte avec le volume à extraire.
Pour le reste, la visite d’entretien de pompe de relevage est à 132 € TTC : nettoyage, contrôle du clapet et de l’alarme, et mesures électriques que vous ne pouvez pas faire au jet d’eau. Intensité absorbée, isolement du moteur, état du condensateur. C’est ce qui dit si la pompe vieillit bien.
Et si, pendant votre nettoyage, la pompe ne redémarre pas ou fait sauter le disjoncteur à la remise sous tension, ne réarmez pas en boucle. Laissez coupé et appelez : on est sur place en 30 minutes, partout en Île-de-France.
Un technicien vous répond tout de suite et vous annonce le prix avant de se déplacer.
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